L'hiver énergétique commence en novembre. L'énergie descend, se concentre, se tait. C'est la saison du Jīng — l'essence vitale stockée dans les Reins — et du Zhì, la volonté silencieuse qui tient sans s'agiter.
Fin janvier correspond précisément à l'intersaison Terre dans le calendrier énergétique — les dix-huit jours de transition entre l'hiver et le printemps. La Terre est le mouvement du centre, de la digestion, de la transformation.
Le 20 février, le printemps énergétique a commencé. L'énergie veut monter — mais sans racines solides, elle se disperse plutôt qu'elle ne s'élève. La confiance en soi, selon la vision chinoise, n'est pas une conviction mentale. C'est une qualité physique : la verticalité d'un corps qui sait où il est et où il va.
Le 20 mars est l'équinoxe de printemps — le seul jour de l'année où le jour et la nuit sont exactement égaux. Pour une femme, ce jour a une résonance particulière : elle est, par nature, l'être de l'équilibre entre Yin et Yang.
Mi-avril, le printemps est à son apogée — le mouvement Bois dans sa pleine expression. Le Foie planifie, la Vésicule Biliaire décide et agit. Quand les deux sont en harmonie, l'élan vient naturellement : les projets avancent, les décisions se prennent, la créativité coule.
Cet atelier articule explicitement deux disciplines : le qi gong et la naturopathie. Parce que la question de ce qu'on mange ne peut pas être séparée de la question de comment on assimile — et l'assimilation dépend autant de l'état intérieur que du contenu de l'assiette.
Juin clôt la saison — et c'est la période de l'année où la pression est souvent à son maximum. En médecine traditionnelle chinoise, le stress n'est pas un état psychologique — c'est une énergie bloquée qui cherche un chemin.